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Mercredi 19 juillet

Du baroque à BAROCK : renaissance d’un art de la séduction

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Le "baroque" est un nom qui s'applique à ces arts multiples que sont l'architecture, la peinture, la sculpture, la musique, la danse, la littérature, le théâtre et même la poésie. Ces arts qu'on trouve en Europe essentiellement au XVIIe siècle, au moment de la Contre-Réforme, lorsque les Jésuites ont pour mission de séduire ceux qui ont délaissé la religion catholique.
 
Cette appellation a d'abord été utilisée de manière péjorative par des critiques, rappelant que baroque qualifie d'abord en joaillerie une pierre irrégulière. Le baroque, cet art de la séduction, tout en courbes, en ornements, en mouvements a été oublié après qu'il ait dominé l'après Renaissance. Et puis il a connu lui-même plusieurs réinventions. En danse avec Béatrice Massin et bientôt à Vaison avec Jeroen Verbruggen et son ballet "Ba\Rock", en musique avec Jean-François Paillard dès les années 50, puis avec les "baroqueux".
 
C'est par là que nous commencerons pour essayer de retrouver non seulement l'époque baroque mais surtout un esprit baroque toujours vivant.

Antoine Abou : Maître de Conférences, Président de l’Université pour Tous de Vaison-la-Romaine

Cahédrale de la Ville-Haute - 19h


Dimanche 23 juillet

Les gestes perdus : chorégraphies catastrophiques et gesticulations aberrantes dans l’histoire du cinéma

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Selon Giorgio Agamben, les bandes fixes et tremblantes du premier cinéma ont révélé au monde la catastrophe qui venait d'affecter l'homme moderne : 
« toute une génération, écrit-il, a perdu le contrôle de ses gestes pour se mettre à gesticuler et à déambuler frénétiquement ».

Associant leurs puissances d'analyse du mouvement, cinéma et danse se lancèrent au début du XXe siècle à la recherche des gestes perdus. Bien plus que dans la comédie musicale ou le film de danse, c'est dans le burlesque qu'il faut chercher les fruits de cette union, et les effets d'une dimension chorégraphique propre au cinéma : celle d'une formidable machine à tester le corps humain, qu'il s'agisse de moquer ses pathologies aberrantes ou de célébrer sa puissance d'invention de gestes souverains.

De Buster Keaton à Carmelo Bene en passant par Jacques Tati et Jerry Lewis, cette conférence traversera l'histoire du cinéma en se demandant comment, dans leurs chorégraphies catastrophiques, les grands auteurs/acteurs du burlesque ont fait de leur corps l'origine et le vecteur d'une éthique de la modernité : que peut un corps dans ce monde, par quoi est-il affecté, comment peut-il résister à ce qui l'aliène et devenir créateur de sa propre forme et manière d'être ?

Cyril Neyrat : Essayiste et enseignant (cinéma et autres arts)

Cathédrale de la Ville-Haute - 18h


Toutes les activités sont gratuites et ouvertes à tous publics, grands et petits

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