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Le patrimoine de Vaison-la-Romaine

Le théâtre antique est tous les mois de juillet l’écrin magique du festival Vaison Danses.  Daté du 1er siècle de notre ère, le théâtre antique est niché en pleine verdure sur le site de la colline de Puymin. Mais le théâtre antique n’est pas la seule composante d’un patrimoine prestigieux que le visiteur peut découvrir au cœur même de Vaison-la-Romaine.

Un patrimoine exceptionnel au coeur de la cité

Après la chute de l’empire romain, Vaison devient un centre religieux relativement important (un évêché y existe dès le IVème siècle) où se réunissent deux conciles, en 442 et 529. Jusqu’au XIIème siècle, la ville se développe en plaine autour de la cathédrale et du palais épiscopal où elle subit plusieurs destructions dues aux conflits entre les comtes de Toulouse et les évêques successifs. Au XIIIème siècle la population cherche refuge sur le rocher, au pied du château construit par les Comtes de Toulouse, mais devenu propriété papale. C’est dans ce contexte que prospére en territoire pontifical la ville médiévale qui subsiste aujourd’hui. Au XVIIème siècle, quelques habitants se réinstallent dans la plaine, mais ce n’est vraiment qu’au XIXème siècle que les nécessités du développement urbain contraignent une nouvelle fois la ville à quitter son promontoire.

Un peu d'histoire

Au 1er siècle de notre ère, Vaison-la-Romaine (Vasio) est la capitale des Voconces, peuple d’origine celtique installé dans la région entre Vallée du Rhône et Préalpes, d’ouest en est et entre Isère et Durance, du nord au sud. Après la conquête du sud de la Gaulle par les légions romaines, la ville devient cité fédérée (et non une colonie), connaît un développement rapide et devient un pôle administratif important. Les Voconces, préalablement installés sur le promontoire rocheux en rive gauche de l’Ouvèze, descendent sur la rive droite où se structure progressivement une ville. L’urbanisme s’organise primitivement à partir de noyaux agricoles qui se métamorphosent en habitations de ville, lors de la création des voies de circulation et l’édification des grands monuments publics dans la seconde moitié du Ier siècle de notre ère : théâtre, pont, aqueduc, thermes… La paix romaine est propice à l’extension de la cité, qui connaît sa splendeur au IIe siècle. Elle couvre alors 70 à 75 hectares et elle est l’une des villes les plus riches de la Narbonnaise.

Après la chute de l’empire romain, Vaison devient un centre religieux relativement important (un évêché y existe dès le IVème siècle) où se réunissent deux conciles, en 442 et 529. Jusqu’au XIIème siècle, la ville se développe en plaine autour de la cathédrale et du palais épiscopal où elle subit plusieurs destructions dues aux conflits entre les comtes de Toulouse et les évêques successifs. Au XIIIème siècle la population cherche refuge sur le rocher, au pied du château construit par les Comtes de Toulouse, mais devenu propriété papale. C’est dans ce contexte que prospére en territoire pontifical la ville médiévale qui subsiste aujourd’hui. Au XVIIème siècle, quelques habitants se réinstallent dans la plaine, mais ce n’est vraiment qu’au XIXème siècle que les nécessités du développement urbain contraignent une nouvelle fois la ville à quitter son promontoire.

Le musée archéologique Théo Desplans au cœur du site de Puymin

Le musée expose notamment les statues impériales qui ornaient le mur de scène du Théâtre Antique : celles de Claude, Domitien, Hadrien et de son épouse Sabine. Un parcours muséographique est chronologique et thématique organise plusieurs espaces : préhistoire et protohistoire, ville gallo-romaine, monuments publics, commerce et artisanat, religion, funéraire, maison gallo-romaine.

Les collections dressent un panorama complet de la vie quotidienne à Vaison dès les premiers siècles de notre ère. Maquettes, dessins et photographies restituent les architectures, les contextes archéologiques et convient le visiteur à un voyage dans le temps.

Des collections dispersées dans le monde

Jusqu’au dernier tiers du XIXe siècle, les recherches archéologiques ont alimenté les collections des musées régionaux (Musée Calvet à Avignon, Musée … à Nîmes), nationaux (le Louvre à Paris, le Musée des Antiquités Nationales (MAN) à Saint-Germain-en-Laye) et internationaux (le British Museum à Londres ou le MET à New York). Un important travail de récolement, pour une part effectué dans un cadre associatif (Association Belisama), permet désormais au sein du Musée Théo Desplans d’avoir une idée assez complète et précise de la qualité et de la dispersion de ces collections mobilières.

Le Théâtre Antique

Le théâtre antique est protégé au titre des monuments historiques depuis 1862. Témoin de la prospérité de la ville antique de Vasio, il est avec des thermes publics et le forum, l’un des grands édifices publics qui composait l’ensemble monumental de la cité. 

Sa construction date très probablement du Ier siècle de notre ère, sous le règne de l’empereur Claude. Il fut creusé dans le flanc nord de la colline. Ses dimensions et sa structure permettaient d’accueillir jusqu’à 7 000 spectateurs, répartis suivant une stricte hiérarchie.

Restauré au cours du IIIème siècle, le théâtre fut probablement utilisé jusqu’au début du IVème siècle. Les historiens avancent l’hypothèse qu’il fut détruit au début du siècle suivant, au moment du décret d’Honorius (en 407) qui ordonnait dans toutes les provinces de renverser, de briser ou d’enfouir les statues des divinités païennes. Le travail de destruction et d’oubli fut si complet qu’au début de la Renaissance il  restait du monument quelques gradins et deux arceaux, signalés à diverses reprises par les savants et les voyageurs. Il faut attendre le XIXème siècle et la mise en place au niveau national d’une administration visant à inventorier les monuments de France pour que le théâtre suscite à nouveau un intérêt.

Le site de la Villasse

Le site archéologique de la Villasse correspond à un quartier riche et très actif avec ses rues, ses boutiques et les édifices nord du forum. A l’ouest, de grandes demeures tournées sur leurs cours intérieures, témoignent d’une qualité de vie et d’un luxe réservés aux populations aisées.


Le pont romain

Le pont gallo-romain, classé "Monuments historiques" en 1840, constitue le véritable lien entre la ville basse moderne et la cité médiévale qui s’établit progressivement en rive gauche à partir de la 2e moitié du XIIIe siècle.

Le pont  est l’un des monuments majeurs de la ville. Construit aux alentours du Ier siècle après J. C., il est ancré dans la roche au niveau d’un rétrécissement de l’Ouvèze. Son arche unique, de 17 m d’ouverture et large de 9 m, est constituée de cinq arcs en plein cintre et s’appuie sur le rocher. Dans l’Antiquité, le pont dominait les installations de digues sur pilotis qui protégeaient les deux rives. 


La Haute-Ville

La Haute-Ville s’organise au pied du château, construit en 1195 par Raymond VI, comte de Toulouse. On entre dans le bourg par une porte fortifiée du XIVème siècle, que domine la tour du Beffroi. A cette époque, de la salle de garde établie sous la tour, on actionnait le pont-levis, le grand portail et la herse qui protégeaient l’entrée comme on peut encore le deviner de nos jours.

La cité ainsi protégée derrière ses remparts était étagée sur 3 hectares environ selon une trame irrégulière de ruelles aux édifices construits en grande partie avec des matériaux de réemplois provenant des constructions antiques et médiévales de la vallée. Dans l’ensemble, les rues principales ont été aménagées à contre-pente pour faciliter la circulation et l’établissement des habitations nobles et bourgeoises. Ces rues qui relient à l’Ouest, la place du vieux marché et à l’est, la place de l’église, sont traitées en calades (nom provenant des pierres calées les unes contre les autres pour former la surface de circulation) et sont bordées par quelques très beaux hôtels particuliers.

Rue de l’Evêché, l’ancien hôtel Fabre de Saint-Véran  abritant l’hostellerie du Beffroi, possède deux encadrements de porte du XVIème siècle parfaitement conservés. Plus loin, la chapelle de la confrérie des pénitents blancs jouxte la maison de la famille de Taulignan et celles des de Montfort, plus loin s’élevait l’ancien évêché, aménagé à la fin du XVIème siècle. La Maison du Prévost du Chapître et la chapelle Sainte-Constance  se trouvent place de l’Orme, la demeure soignée des de Blégiers fait face  à l’Eglise, située à l’extrémité Est de la butte rocheuse.